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Pendant l'automne et l'hiver,
les Rochelais remplacent dans nos rues les touristes du printemps
et de l'été. Ils peuvent ainsi, tout à loisir, revivre avec les
Rochelais qui circulaient il y a des siècles dans ces mêmes rues
en se garant des carrosses ou des chaises à porteurs, prédécesseurs
des autos, bus ou autres vélos municipaux. Mais les touristes
reviennent à nouveau pour trouver, à leur tour, dans nos vieilles
rues, ces traces du passé dont notre ville est si riche.
Ces rues sont au même endroit
où elles ont été tracées, sous réserve de quelques alignements.
Nous savons tous que le village de Cougnes fut la souche de La
Rochelle, mais cette dernière fut plus précisément enclose dans
la muraille qu'éleva, vers l'an 1100, le dus Guillaume X d'Aquitaine
et qui suivrait, aujourd'hui, le tracé des rues Rambaud, Minage,
des Dames. Le reste de la défense étant la prée-Maubec, le bord
de mer et le ruisseau de Lafont.
Cette partie de terrain ainsi enfermée
avait un point culminant à 8 mètres au-dessus de l'océan (site
de la cathédrale) et les rues qui partaient allaient rejoindre
celles parallèles à la muraille : rue des Merciers, du Temple,
de Chef de Ville.
Pouvons-nous croire le chroniqueur
qui nous raconte qu'en ce haut lieu était une taverne tenue par
une femme nommée ELLE et que l'on pouvait ainsi dire : " Nous
allons à la roche ELLE ".
Notre rue des Merciers fut d'abord,
au XIIIème siècle, tout simplement la Grande rue. Il est probable
que sa situation, un peu à l'écart du port fit qu'elle vit s'installer
des boutiques des produits manufacturés (draps des Flandres ou
d'Angleterre ou du Poitou et d'autres articles s'y rattachant.
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