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Lundi 25 septembre

Dufour Yachts : Accord dans l’impasse sur le plan social

     Pas d’accord intervenu sur le plan social chez Dufour Yachts. Le Comité central d’entreprise et la direction de la société doivent se retrouver aujourd’hui.

     Réuni en fin de semaine à Marans pour une réunion qui, normalement aurait dû être la dernière consacrée au plan social, le Comité centrale de l’entreprise et la direction ne se sont pas mis d’accord et ont décidé de retrouver lundi avec de nouvelles propositions.

     Les négociations échoppent essentiellement sur le sort des salariés de Mortagne-sur-Sèvre que la fermeture du site décidée par la direction condamne au licenciement économique.

     Le groupe Dufour Yachts a précisé son dispositif de reconversion notamment en ce qui concerne l’aide à la création d’entreprises qui passe de 20 000 francs à 50 000 francs. Les mesures d’aide à la formation sont, elles aussi, renforcées.

     Primes de déménagement ou de transport ?

     Les quelques salariés résidants à Mortagne-sur-Sèvre et qui envisagent de venir travailler à Andilly ou Périgny, la direction propose des aides à la mobilité sous la forme de prime de déménagement (de 3 000 francs pour une personne à 9 000 francs pour un couple avec enfants) ou de transport avec un forfait de 80 francs par jour travaillé pour faire les quelques 200 kilomètres aller-retour. Quant aux salariés de Marans, dont le site va également fermer, ils bénéficieront d’une navette qui les emmènera sur leur nouveau lieu de travail.

     Mais c’est sur le montant que des indemnités de licenciement que le bat blesse. Selon la loi, elles doivent être au minimum de 0,10 % du salaire mensuel multiplié par le nombre d’années de présence dans l’entreprise.
L’usine de Mortagne-sur-Sèvre ne fonctionne que depuis deux ans ce qui veut dire que les salariés licenciés ne toucheront pas le jackpot… Les syndicats demandent donc que le taux passe de 0,10 % à 0,30 % et que s’y ajoute une indemnité de préjudice de 35 000 francs. De son côté la direction ne veut pas aller au-delà de 20 000 francs.

Daniel Callaud

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