|
Dufour
Yachts : Accord dans l’impasse sur le plan social
Pas
d’accord intervenu sur le plan social chez Dufour Yachts.
Le Comité central d’entreprise et la direction de
la société doivent se retrouver aujourd’hui.
Réuni
en fin de semaine à Marans pour une réunion
qui, normalement aurait dû être la dernière
consacrée au plan social, le Comité centrale
de l’entreprise et la direction ne se sont pas mis
d’accord et ont décidé de retrouver lundi
avec de nouvelles propositions.
Les
négociations échoppent essentiellement sur
le sort des salariés de Mortagne-sur-Sèvre
que la fermeture du site décidée par la direction
condamne au licenciement économique.
Le
groupe Dufour Yachts a précisé son dispositif
de reconversion notamment en ce qui concerne l’aide à
la création d’entreprises qui passe de 20 000 francs
à 50 000 francs. Les mesures d’aide à la formation
sont, elles aussi, renforcées.
Primes
de déménagement ou de transport ?
Les
quelques salariés résidants à Mortagne-sur-Sèvre
et qui envisagent de venir travailler à Andilly ou
Périgny, la direction propose des aides à
la mobilité sous la forme de prime de déménagement
(de 3 000 francs pour une personne à 9 000 francs
pour un couple avec enfants) ou de transport avec un forfait
de 80 francs par jour travaillé pour faire les quelques
200 kilomètres aller-retour. Quant aux salariés
de Marans, dont le site va également fermer, ils
bénéficieront d’une navette qui les emmènera
sur leur nouveau lieu de travail.
Mais
c’est sur le montant que des indemnités de licenciement
que le bat blesse. Selon la loi, elles doivent être
au minimum de 0,10 % du salaire mensuel multiplié
par le nombre d’années de présence dans l’entreprise.
L’usine de Mortagne-sur-Sèvre ne fonctionne que depuis
deux ans ce qui veut dire que les salariés licenciés
ne toucheront pas le jackpot… Les syndicats demandent donc
que le taux passe de 0,10 % à 0,30 % et que s’y ajoute
une indemnité de préjudice de 35 000 francs.
De son côté la direction ne veut pas aller
au-delà de 20 000 francs.
Daniel
Callaud
|